Bannieretxt2017Une classique en ce début d'année organisée par les Célestes ce 14 janvier 2017 ... Laissons Benoit N raconter son aventure :

"Soiron et ses lucioles soironnaises, que dire ? Merci les Célestes !!

Un parcours digne de ce nom. Un strict minimum de bitume. De très rares moments de récupération. Des montées et descentes en veux-tu en voilà. Le tout plongé en forêt avec de nombreux passages à travers tout. Avec tous les catadioptres, impossible de se perdre ou de louper une bifurcation. La particularité de ce vrai trail nocturne, nous ne connaissons pas le parcours avant le départ. Au moment de l’inscription, nous savons juste que le parcours fera +/- 20 kms pour 1000 m de dénivelé +. Ce samedi, c’est 24 kms pour 1260 m de D+. Préparé pour un 15 kms et grippé 10 jours avant, mon seul objectif est de rejoindre l’arrivée sans trop de dégâts et pouvoir profiter de l’ambiance d’arrivée (il faut savoir que certains viennent en car uniquement pour profiter de l’ambiance d’après course où bon nombre de personnes se retrouvent à danser sur les tables). Sur un tel parcours, mes bâtons sont plus que nécessaire. La 1ère heure de course se passe sans encombre, j’ai pris mes repères sur les chemins alternant la neige et la boue. Un peu plus de 7 kms pour cette première heure et de bonnes sensations. Je n’oublie pas de m’alimenter, j’en suis à peine au 1/3 du parcours. A de rares moments, les vallées sont dégagées et j’aperçois sur le versant opposé, les 1ers et les suivants qui forment un beau serpentin de loupiottes dans la colline. Je ne m’emballe pas, que du contraire, je profite (comme on dit en cyclisme ‘sucer la roue’) d’un petit groupe qui me donne l’impression d’avancer à un rythme régulier et pas trop rapide pour moi. Je fais plusieurs kms avec eux. Aussi bien dans les montées que les descentes, nous restons ensemble. Les parties boisées enneigées sont superbes. Avec nos frontales, il fait bien clair. Par moment, on se croit en plein jour. Dans les vallées, nous avons les pieds dans la gadoue. Et au fur et à mesure que nous rejoignons les sommets, la neige réapparaît. Jusqu’au 17ème km, je suis bien. La suite est plus difficile. Les descentes sur des chemins fort caillouteux, demande beaucoup de vigilance et d’attention. Les 5 derniers kms, je les fais quasi en marchant. Tout d’abord, trop de boue et les appuis difficiles. Ensuite, un passage en dévers super difficile car en 15966258 10209245075218061 4271269377021739082 nlégère montée et hyper glissant, obligé de faire une nouvelle trace (dans les feuilles et ronces) un ou deux mètres plus hauts que le passage initial afin d’avoir de bons appuis (malgré les bâtons !). La dernière descente est hyper difficile et dangereuse. C’est une patinoire en descente sur une bonne 150aine de mètres. Heureusement, les troncs d’arbres sont là pour nous retenir. Mais plus d’un se retrouvent sur ses fesses (pour rester poli) et descendent comme ils peuvent. C’est à cet endroit qu’arrive la 1ère et dernière crampe dans le haut de la cuisse. Evidement, juste derrière une dernière et belle côte. Quand, je vous dit que c’est casse-pattes. Je passe la ligne d’arrivée en 4h14. On me tend directement un verre de Céleste que je m’empresse de boire. Content de ma gestion de l’effort ! Une bonne douche chaude (hé oui, il faut le souligner) me retape tout comme le spaghetti et la cuvée Céleste. J’apprends le temps du vainqueur, Etienne Van Gasse, 2h03 qui passe la ligne en même temps que Nicola Bucci. BAAAF !! Bravo et encore merci les Célestes. A faire et refaire."

Toutes les infos sur http://lesluciolessoironnaises.weebly.com/

Pour info, la victoire revient à Etienne Van Gasse et Nicola Bucci (ex aequo) en 2h03'. La première dame est Veerle Van Hoeck en 2h34'.

Voici les résultats